lundi 4 juin 2018

Films vus cette semaine #1
du 28/05 au 03/06

T H E  D I V I D E de Xavier Gens

Avec : Lauren German, Milo Ventimiglia, Michael Biehn

L'histoire : Lors d'une explosion atomique ravageant New York, huit personnes se réfugient dans le sous-sol de leur immeuble. Des tensions et des rivalités apparaissent rapidement parmi les rescapés qui survivent grâce aux réserves d'eau et de nourriture. Ce qui semblait initialement être un sanctuaire se transforme en véritable enfer...

Le blu-ray traînant dans ma DVDthèque depuis un petit moment déjà, j’ai décidé de me lancer sur un coup de tête. Connaissant Lauren German grâce à la série « Chicago Fire », j’étais curieux de voir ce qu’elle pourrait nous donner dans un film de ce genre et de ce côté, je suis très loin d’être déçu.

Cependant, il est vrai qu’avec ce film, j’ai eu un peu de mal. Pourtant, ça commencé plutôt bien. Mais plus le film avancé et plus on partait dans quelque chose de glauque et de très malsain qui ne m’a pas spécialement plut.

Comme dans d’autres films, séries de ce genre, le réalisateur, Xavier Gens a décidé de mettre en avant les faiblesses humaines. De ce fait, plus l’histoire évolue et plus les comportements humains deviennent dérangeants. Certains personnages s’enfoncent dans la folie et des aspects peu reluisants de la nature humaine prennent le pas. J’ai donc commencé à tout naturellement à ressentir un pic de stress et du malaise face à certains comportements de nos protagonistes.

Et plus on avance, et plus ça devient dégueulasse, gerbant. Je pense que le réalisateur a réussi à la perfection à retranscrire ce qu’il voulait, mais je n’étais clairement pas le public visé. Cela m’a profondément dérangé et il est vrai qu’à plusieurs reprises, je n’étais pas loin d’appuyer sur le bouton stop.

En ce qui concerne les acteurs, même si j’ai plutôt bien apprécié le jeu de Lauren German, c’est surtout Milo Ventimiglia qui m’a impressionné. Jusqu’à présent, j’avais eu l’occasion de rencontrer cet acteur dans des séries où il jouait un personnage sain d’esprit, mais ici, ce n’était pas du tout le cas. Il a réussi à me mettre très mal à l’aise à plusieurs reprises et je ne peux que l’en féliciter.

Au niveau de la réalisation, j’ai beaucoup aimé l’univers sale et lugubre que le réalisateur a voulu retranscrire. Les effets spéciaux au tout début du film étaient plutôt bien réussis. L’ambiance malsaine et dérangeante était parfaitement mise en scène.

Je pense que les fans de thriller psychologique devraient apprécier ce film. En revanche, si vous êtes sensibles comme moi à l’aspect noir de l’âme humaine, je préfère vous conseiller de passer votre chemin…

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B A T M A N de Tim Burton

Avec : Michael Keaton, Kim Basinger, Jack Nicholson

L'histoire : La bande de Carl Grissom et Jack Napier fait régner la terreur sur Gotham City, mais voici qu'intervient Batman, alias le richissime Bruce Wayne, qui chaque nuit se déguise en chauve-souris pour lutter contre les malfrats. Défiguré par le héros, Jack Napier, devenu le Joker, jure de prendre une revanche exemplaire...

Batman à la sauce Tim Burton… Voilà une chose qui avait le mérite de m’emballer. Pourtant, croyez-le ou non, mais je n’avais encore jamais eu l’occasion de le voir.

En me décidant à le regarder enfin, j’avais parfaitement conscience que ce film allait vers ses 30 ans, je savais donc qu’il fallait que je ne sois pas trop regardant envers les effets spéciaux. Pourtant, je dois dire que de ce côté-là, j’ai plutôt bien apprécié cet effet « vieilli ». Je trouve que ça collé bien à l’ambiance du film.

Le principal souci que j’ai eu avec ce long-métrage, c’est surtout au niveau du scénario. J’ai trouvé le personnage de Batman vraiment très mal amené. De plus, sur les deux heures que dure le film, on peut clairement dire qu’il est absent une bonne partie de celui-ci. Ce que j’ai regretté, c’est surtout le fait qu’on nous explique quasiment rien du passé de Bruce Wayne. Quand cela arrive enfin, j’ai trouvé cela très mal amené, et j’avais même l’impression qu’il était beaucoup trop tard.

Une autre chose m’a profondément gêné et énervé, c’est le personnage incarné par Kim Basinger, Vicki Vale. Au début, je trouvais qu’elle avait pas mal de potentiel qui n’a été finalement pas du tout exploité. Finalement, elle sert plus de potiche qu’à autre-chose. De plus, toujours l’entendre hurler a fini par m’irriter les oreilles.

Au niveau de la mise en scène, on retrouve bien la patte de Tim Burton, celle que j’aimais tant et qu’il semble avoir malheureusement perdue. J’ai beaucoup apprécié les plans de Gotham à coup d’effets spéciaux un peu vieillot. Ça ajoute un effet crasseux au film qui a eu le mérite de coller parfaitement à l’ambiance.

En ce qui concerne les acteurs, je sais que je risque de me faire des ennemis, mais NON, à mes yeux Michael Keaton ne fait pas un bon Batman / Bruce Wayne. À plusieurs reprises, j’avais cette désagréable sensation qu’il surjoué un peu trop. De plus, Bruce Wayne a toujours eu un certain flegme qui semble être complètement dénué ici. Pour le Joker incarné par Jack Nicholson, c’est simple, je l’ai trouvé fabuleux. Il a réussi à s’approprier ce personnage en insufflant un peu de sa jolie. Quant à Kim Basinger, elle essaye de faire au mieux avec le peu de substance qu’on a donné à son personnage. Malgré ses hurlements intempestifs, elle ne s’en tire plutôt pas mal. L’autre erreur de casting était pour le personnage du commissaire Gordon incarné par Pat Hingle. Et pour finir, n’oublions pas Alfred incarné par Michael Gough qui a réussi avec brio à interpréter le personnage tel qui devait l’être.


Pour finir, je ne dirais pas que je suis déçu de cette première adaptation, mais je n’en suis pas très loin. Comme quoi, si un scénario ne suit pas, on a bon avoir un excellent réalisateur, cela sauve pas les meubles. Il me tarde malgré tout de découvrir la suite en espérant ne pas être déçu.

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G E N R E  C ' E S T  D U C I N É M A de Victor Bonnefoy

Avec : Pascal Laugier, Àlex de la Iglesia, Xavier Gens

L'histoire : A travers un parcours au sein du festival de film fantastique de Geradmer, de nombreux intervenants réalisateurs/producteurs français ou internationaux tenteront de percer une question simple : "Est-ce qu'il est facile de réaliser du cinéma de genre en 2018 ?"

Je n'ai pas pour habitude de regarder des documentaires et c'est un genre auquel j'aimerais me tourner un peu plus naturellement à l'avenir. Quand j'ai appris que Victor allait en sortir un réalisé lors du festival du film fantastique de Geradmer, j'avoue que ma curiosité a été piquée au vif.

Est-ce que la définition du cinéma de genre faite par Victor est authentique ? C'est une très bonne question que j'ai n'ai pas eu envie de vérifier après avoir visionné ce petit film.

Il est vrai qu'en France, le cinéma fantastique, horreur... est très discret dans les salles obscures. Généralement, ces films font plus parler d'eux une fois disponible en DVD. C'est sous cet aspect que j'ai suivis les 1H20 de ce film pour en espérant en apprendre un peu plus.

J'ai beaucoup apprécié les interviews des différents réalisateurs. Cela m'a permis de faire leur connaissance, mais surtout d'avoir un point de vue interne d'une filière de l'industrie du cinéma. Jusqu'à présent, je ne m'étais jamais posé la question de qui finance quoi. Je me doutais que cela ne doit pas être évident d'être réalisateur dans notre beau pays à notre époque, mais je ne m'attendais clairement pas à ça !

Je n'ai clairement pas vu le temps passer et j'ai vraiment été captivé par ce que les personnes du milieu étaient en train de me raconter. Alors certes, "Genre c'est du Cinéma ?" ne va rien révolutionner, mais il m'aura permis d'en apprendre davantage et il m'aura surtout permis de pouvoir enfin comprendre certaines choses que je n'avais pas compris auparavant...

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S O U S  L E  S O L E I L  D E  T O S C A N E de Audrey Wells

Avec : Diane Lane, Raoul Bova, Vincent Riotta, Kate Walsh

L'histoire : Frances Mayes, écrivain vivant à San Francisco, traverse une période difficile de sa vie. Lorsqu'un de ses amis lui offre un séjour de dix jours en Toscane, elle rassemble tout son courage pour entreprendre ce voyage qu'elle n'a pas souhaité. Pourtant, une fois arrivée en Toscane, Frances achète sur un coup de tête une villa à restaurer, changeant ainsi radicalement de vie...

J'avais déjà eu l'occasion de voir ce film, il y a une dizaine d'années et à l'époque, je me souviens très bien avoir eu un beau petit coup de cœur pour celui-ci. Quand j'avais appris que le Blu-ray américain possédé une VF et une VOSTFR, je n'avais pas hésité à me le procurer. Bien évidemment, l'envie de le revoir s'est très vite manifestée et j'ai décidé de me faire plaisir.

Parfois, quand tu as l'occasion de revoir un film que tu as beaucoup aimé, tu prends le risque d'être déçu et tu prends surtout le risque de ne plus réussir à ressentir ce que tu avais ressenti la première fois. Ici, ça n'a clairement pas été le cas et dès les premières minutes, je suis retombé sous le charme de celui-ci.

C'est clair, l'histoire ne va rien révolutionner. Ce qui fait la force de ce film est sans hésiter un instant le charme de Diane Lane, les paysages bucoliques de la Toscane, mais également le bien-être que l'on ressent pendant qu'on voit devant nos yeux les images défiler.

Que dire d'autre à part que j'ai adoré ? Que j'ai une nouvelle fois envie de le revoir. Ce film se classe dorénavant dans mes films doudous, ceux que je pourrais revoir 10, 20, 30 fois sans jamais me lasser.

Une fois les 1 h 53 passé, j'étais tellement triste de faire une nouvelle fois mes adieux à des personnages que j'ai redécouvert, que j'ai appris à aimer. C'est rare que je ressente cela, ça prouve bien combien ce film a réussi à me toucher.

Je terminerai en vous disant que les fans de "Grey's Anatomy" pourraient être très surpris en visionnant "Sous le soleil de Toscane", puisque ce n'est pas un, mais deux acteurs qu'on peut y retrouver. Seulement, voilà, ces deux acteurs forment... Non, non, je ne vais rien vous dire. Si vous désirez en savoir plus, vous savez dorénavant ce qu'il vous reste à faire. Sadique ?! Moi ?!

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